Migration Portugal

La table thématique Cultures, Migration et Coopération Internationale du Forum Humaniste Européen s’indigne du traitement inhumain donné par le gouvernement portugais ; par le biais du Ministère de l’Administration Interne du Service d’Étrangers et des Frontières, aux 23 immigrants marocains qui en décembre 2007 arrivèrent sur le territoire portugais, victimes d'un réseau de trafic d'immigrants qui opère au Maroc.

Ces immigrants, comme de milliers d’autres qui arrivent en Europe, ont été forcés de fuir des situations vitales dégradantes dans leurs pays. En pleine possession de leurs droits, ils cherchent de meilleures conditions de vie sur notre continent. Au Portugal, ils ont coopéré avec la police pour dénoncer le réseau d’immigration illégale qui leur a permis de sortir de leur pays.

La réponse du gouvernement portugais a été leur expulsion rapide et la tentative de dissimuler leur situation réelle, même si la loi prévoit des mécanismes de protection pour ce type de situations. Quelques politiciens portugais avaient fait appel à « l’humanité » du Ministre de l’Administration Interne en lui demandant un visa de résidence pour ces personnes, puisque leur expulsion équivaux à les condamner à la violence des réseaux du trafic dont ils ont été les victimes. Cet appel n’a pas eu d’écho. Les immigrants déjà expulsés ont fait appel à une organisation pour dénoncer leur situation, en l’informant du traitement qu’il leur est infligé à Casablanca, où ils sont prisonniers sans eau, ni nourriture, subissant des violences physiques.

Pour les humanistes européens, cette attitude est inhumaine et violente. Nous exigeons le respect de la vie humaine, et des droits élémentaires de tous les êtres humains.

Nous vous proposons de participer à cette dénonciation en recopiant cette lettre et en l’envoyant au :

Ministério da Administração Interna

                Fax +351 213 468 031

               E-mail : dirp@sg.mai.gov.pt

 Serviço de Estrangeiros e Fronteiras

Fax: +351 217 140 332
E-Mail: sef@sef.pt

Un saludo

Natacha Mota